A propos
J’aborde la photographie comme un rituel, le geste est dirigée par une intention Cette intention peut être méditative associée à l’instant présent et un moment de reconexion avec moi même, Ma pratique peut être précédée de fumigation, de chant ou de musique intuitive, puis je me laisse porter et diriger par mon intuition. Rarement préméditée, c’est souvent un espace de corrélation qui s’installe entre moi, le sujet et l’environnement qui m’accompagne. L’environnement n’est pas un simple cadre, il participe à l’évolution de la séance photo et est même déterminant.
Jessica Laguerre
Jessica LAGUERRE est une photographe guadeloupéenne née en 1985, basée aux Abymes en Guadeloupe.
Formée à l’Institut National de l’Audiovisuel et des médias numériques, elle est connue en Guadeloupe pour son travail de commande photographique. Son écriture plus profonde respire le souffle de son entour…
Depuis sa première exposition dans le cadre du Festival Bleu Outremer en 2019, à la Médiathèque du Lamentin, elle a notamment réalisé et produit son premier court métrage: « Muette » durée 7min50 qui dénonce la violence sexuelle sur mineur.e.s et au-delà…
Si l’humain est au cœur de sa quête, la nature est également questionnée, comme un rituel, un éloge du paysage dont le corps ponctue le rapport au vivant. Elle interroge les rives du réel et de l’imaginaire, questionne la légitimité d’une possible « authenticité ». Elle parle de « sublimer », ce qui l’entoure, en quête constante du « moment décisif », tout en conscience de sa fugacité. Son écriture photographique née du reportage et du documentaire, s’empare aussi de la recherche avec une dimension sensible et poétique.
Dans le cadre des rencontres photographiques de Guyane, elle a exploré en 2025, un travail photographique autour de « La sensualité de la Forêt ».
L’interrogation sur la “polarité”de la forêt – féminine ou masculine – ouvre un champ théorique particulièrement fécond à l’intersection des études de genre, de l’écoféminisme et de la pensée queer. Stacy Alaimo, dans Bodily Natures (2010), propose le concept de “trans-corporéité” pour penser ces flux qui traversent et dissolvent les frontières entre corps humains et environnements naturels. La forêt devient alors espace de mutation identitaire, de trouble dans le genre (pour reprendre Judith Butler), où les catégories binaires s’effondrent au profit d’une multiplicité fluide.
A propos